Étudiant d’un jour à l’ESSEC

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L’ESSEC, en partenariat avec l’académie de Versailles a accueilli le lundi 22 février, 300 élèves de terminale sur son campus à Cergy-Pontoise (95). Une journée placée sous le signe de la promotion des études supérieures.

9h30, campus de l’ESSEC, la grande salle de conférence est pleine. En ce premier jour des vacances de février, 300 élèves de terminale issus de 16 établissements du Val-d’Oise, des Yvelines et de la Seine-Saint-Denis ont fait l’effort de se déplacer. Ils ont été invités, le temps d’une journée à se mettre dans la peau d’un étudiant d’une prestigieuse école. Au programme : conférences et rencontres avec anciens et actuels étudiants de l’ESSEC, eux-mêmes issus de quartiers peu représentés dans les grandes écoles.

Des projets d’études concrets

Classes préparatoires, fac de droit, école de commerce, licence de langue : tous savent ce qu’ils veulent faire après le baccalauréat. C’est d’ailleurs sur l’importance de poursuivre ses études qu’a insisté le premier intervenant de la journée. Sous ses faux airs de show man, Hadj Khélil, la trentaine, fondateur de Bionoor et expert en green business a encouragé la jeunesse issue de quartiers populaires à « ne pas douter d’eux » ainsi qu’à « ne pas se sous-estimer » : « vous n’êtes pas plus bêtes que les autres, moi j’y suis arrivé, pourtant je n’ai jamais été premier de ma classe. Méritez votre place, battez-vous et essayez de rendre ce monde meilleur !  ».

Explorer l’entreprenariat


Guillaume & Maxime

Un discours positif qui concorde avec celui de l’atelier « Jeunes & entrepreneurs ». Choisi par une vingtaine d’élèves désireux de se diriger vers l’entreprenariat, l’atelier est animé par Maxime et Guillaume tous deux étudiants en dernière année de master à l’Essec et déjà à la tête d’une start-up. « Pas besoin d’être riche pour entreprendre, moins on a de chose à perdre, plus on s’active pour trouver des nouvelles idées, des investisseurs, des partenaires. À l’inverse il ne faut pas entreprendre dans le seul but de devenir riche » conseille Maxime, créateur d’une jeune entreprise qui développe différents moyens de paiement à la boulangerie.

«  Le financement ne doit pas être une barrière, rassure Guillaume, fondateur d’une boite d’audiovisuel. Il suffit d’être plus malin que les autres pour dénicher un emploi, une source de revenue. C’est pour cette raison qu’il est important d’entreprendre jeune : en tant qu’étudiant on a accès aux bourses, aux jobs étudiants. Certaines écoles mettent même des locaux à disposition des jeunes entreprises sans bureaux. »

Se préparer au marché du travail

Parce que la notion de « recherche d’emploi » ne parle pas à tous les lycéens, le séminaire propose l’atelier « l’œil du recruteur ». C’est Guylaine Bertin-Peri, cette DRH de la société Deloitte qui donne les clés aux jeunes pour réussir un entretien d’embauche, que ce soit pour les grandes écoles, un stage ou un job d’été.
16h30, le bilan est le même pour tous : grâce aux discours et témoignages des étudiants, chef d’entreprise, professeurs, services civiques et entrepreneurs avec qui ils ont échangé, les lycéens repartent enrichis, motivés et plus que jamais déterminés à obtenir leur baccalauréat.

Guylaine Bertin-Perri

Un soutien tout au long de l’année

Cela fait maintenant 12 ans que l’ESSEC promeut l’égalité des chances, à travers le programme « Une grande école pourquoi pas moi ». Un système de tutorat entre étudiants de grandes écoles et des lycéens, grâce à un MOOC (massive open online course) : une plateforme en ligne qui apporte des réponses illustrées aux questions utiles que peuvent se poser les lycéens. Comment s’inscrire sur APB ? Comment rédiger une lettre de motivation et un CV ? Comment s’organiser pour réussir les concours des grandes écoles ? Un outil qui a été utile tout au long de l’année aux 300 élèves présents ce jour-là.

Sadia Mandjo